APPEL CITOYEN

UNE DEMIE HEURE POUR UNE VIE.
Aujourd’hui, nous, citoyens gersois, lançons un appel au respect des droits constitutionnels, notamment celui d’un égal accès à la santé pour tous et en particulier à un système des urgences médicales qui doit nous protéger toutes et tous.

Nous sommes des citoyens qui demandons des comptes à l’Agence Régionale de Santé d’Occitanie.

L’accident du jeune condomois Antonin, n’est pas le résultat d’un concours de circonstances (ce que nous pressentons déjà comme la justification de l’ARS) mais bien le résultat, malheureux et dramatique, d’une logique de politique de santé engagée depuis plusieurs décennies, mise en œuvre fidèlement et scrupuleusement par l’ARS.

Depuis le jour de l’accident, le 26 mars, aucun questionnement, aucune remise en cause du système, c’est le grand silence à l’ARS. Les urgences sur le département fonctionnent en mode dégradé, et pour Condom, pas de SMUR la nuit en particulier. C’est une situation voulue et complètement assumée par l’ARS.

Cette position délibérée de l’ARS, qui pérennise la situation actuelle et alarmante, peut dorénavant s’appuyer sur la récente modification (2018) du décret d’organisation des urgences qui supprime le principe d’une réponse spécifique dans les 30 minutes (loi de 2015).

Nous rions aujourd’hui de ceux qui déplorent des effets dont ils continuent de chérir les causes !

Nous, citoyens gersois, refusons cette logique. Les gersoises et les gersois n’ont plus accès de manière équitable à des soins d’urgence médicale à toute heure et en tout lieu du département. Cette situation n’a que trop duré.

L’heure n’est plus à l’organisation de tables rondes à la préfecture.
L’heure n’est plus à l’organisation d’expertises.
L’heure n’est plus à faire des bilans ou à rendre des rapports.
Nous affirmons que ce qui est en cause ce sont les restrictions successives des moyens alloués à la Santé des Françaises et des Français. Ce qui est en cause c’est la réduction des missions du service public hospitalier.

Aujourd’hui des associations, des syndicats, des partis politiques du Gers signataires, appellent les gersoises et gersois à nous/les rejoindre pour créer un fort mouvement de protestation et de revendications et ainsi se faire entendre par l’ARS :

– aucun lieu du Gers ne doit être à plus d’une demi-heure d’un SMUR,

– toute la lumière doit être faite sur les causes du dysfonctionnement des Urgences qui ont conduit à l’infirmité du jeune ouvrier condomois,

– le droit pour chacune et chacun à un service public des Urgences de qualité, 24/24 et 7/7,

– revoir l’organisation départementale du système des urgences médicales en s’appuyant notamment sur le bon maillage sanitaire offert par les hôpitaux locaux.

En préparation d’actions à venir, nous invitons la population à signer une pétition sur le blog :

Signer la pétition en cliquant ici

et la page Facebook du Comité Gersois de Défense de la Santé Publique :

Gers Santé

Faites signer cet appel autour de vous.

Auch le 16/07/2018

Le comité Gersois de Défense de la Santé Publique – La Ligue des droits de l’homme 32 – UD CGT 32 – santé CGT 32 – FSU 32 – PCF 32 – France Insoumise – Solidaires – UNSA

Publicités